Geneviève Charest

Geneviève Charest ne chôme pas quand vient le temps de se présenter sur la scène des comédies musicales du Québec. En effet, ces derniers mois, Geneviève Charest se voit confier le rôle de Marmee dans Les quatre filles du Docteur March, au Théâtre de la Bordée de Québec, et, quelques mois plus tard, dans un tout autre régistre, elle joue la méchante productrice manipulatrice et raciste, Velma Von Tussle, dans Hairspray, sous la direction de Denise Filiatrault, dans le cadre du Festival Juste pour Rire.

Pour vivre Une vie presque normale, Geneviève Charest se voit offrir le premier rôle directement par celle qui assure la mise en scène de ce spectacle qui a connu un succès à Broadway. C’est sous cette même direction, celle de Denise Filiatrault, que Geneviève suit, en 2010, les masterclass de la « diva » lors des Leçons de Maria Callas. Ce retour au théâtre est opportun, puisque aux étés 2008 et 2009, Geneviève Charest trouve la mort devant plus de 85 000 spectateurs, dans le rôle de Fantine, lors des représentations du spectacle Les Misérables, monté spécialement pour les 400 ans de la Ville de Québec. Ce rôle, elle l’a tenu aussi sur les planches des Francofolies de Montréal.

Auparavant, en 2006, notre belle interprête vit un été indien avec Joe Dassin en participant au spectacle-hommage produit par Spectra Scène. Ce tribut, elle l’a payé après avoir incarné la flamboyante Isabel auprès de Don Juan au Centre Bell, un rôle qu’elle tient au Palais des Congrès en France, devant près de 4 000 spectateurs, et sur le DVD du spectacle.

Ce ne sont là que quelques-uns des rôles déjà endossés. Vedette du grand spectacle inaugurant la Conférence internationale sur les changements climatiques, star de CinémaShow, représentante du Canada en France devant les épouses des ambassadeurs de la planète, soprano Du rock à l’opéra I et II, chanteuse glamour au Bal de Formule Un : que ce soit devant des ministres ou à la demande de l’agence américaine Toho, Geneviève Charest a su suivre toutes les voies musicales.

 Également, la pop soprano québécoise s’est produite au Festival d’été de Québec, aux Francofolies de Montréal, aux Fêtes du Canada, à l’International d’art vocal de Trois-Rivières, etc.

À la télévision, elle a prêté sa voix à la télésérie Épopée en Amérique de Gilles Carle, récipiendaire de nombreux prix Génie. Quant à ses clips, non seulement ont-ils été diffusés sur les ondes de Musimax, mais ils ont été vus sur la prestigieuse chaîne pancanadienne Bravo. Avec Sarah Brightman, Geneviève Charest a également été une des six artistes féminines et l’unique Québécoise honorée par l’émission Women in Music, diffusée sur cette chaîne culturelle.

Outre-frontières, la soprano s’est produite au Mexique et au Canada. Elle s’est exilée en France, aux États-Unis et en Asie durant plusieurs mois, et ce, à plus d’une reprise. Elle serait encore au Japon, s’il n’en tenait qu’à ses fans nippons. Soulignons enfin u’`Ho Chi Minh, avec l’orchestre symphonique dirigé par le chef anglais de renom Paul Bateman, Geneviève  a chanté en duo avec le très célèbre chanteur vietnamien Đức Tuấn.

Les débuts de Geneviève Charest ont pourtant été modestes. Après avoir quitté sa Gaspésie natale pour étudier le théâtre, elle se découvre vite une passion pour l’art lyrique. Elle ne se trompe pas. Avant d’avoir terminé sa maîtrise en chant à l’Université de Montréal, elle est admise à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal.

Finaliste (Concours de musique du Canada), lauréate (Concours des jeunes ambassadeurs lyriques), puis boursière (Cercle des Cent Associés), elle part en tournée avec les Jeunesses Musicales du Canada… Depuis, elle n’est jamais tout à fait revenue!

Sa Gaspésie natale ne l’a pas oubliée pour autant. Avec la troupe de Don Juan, Geneviève Charest a décroché un Félix collectif d’interprétation pour le Meilleur spectacle. Dans un luxueux livre célébrant la Matapédia, on a fait mieux, en lui accordant autant d’honneurs que la récipiendaire du prix du Gouverneur général. Sans oublier qu’elle fut récipiendaire de l’Agate de distinction lors du 25e gala du Festival Artquimedia d’Amqui.